Expédition Total
Pôle Airship 
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L’Antonov 74 survole à
plus de 3000 mètres la banquise en direction du Pôle.
Il a quitté Longyearbean au Spitzberg depuis plus de
deux heures. Le pilote fait un atterrissage très court
sur la glace…C’est Jean-Louis Etienne qui m’accueille
à la descente de l’avion. Nous ne nous étions
pas revus depuis Clipperton. |
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Le fond de l’air est frais
et c’est en motoneige que Jean-Louis m’emmène
au camp de Barneo.
“ Mr Noirot, voici votre suite…“ C’est
la tente numéro 4 que nous partageons à douze.
Une bouche d’air chaud délivre de l’air à
45 degrés au fond de la tente (les russes n’ont
jamais lésiné sur les dépenses en énergie)
Pour ceux qui |
dorment près du chauffage,
ce sera t-shirt et sac de couchage ouvert, mais pour les deux
cons qui dorment près de la porte, ce sera combinaison
polaire et chapka enfoncée jusqu’aux oreilles.
Et les deux cons, c’est Noirot et son pote Stéphane
Compoint, photographe hors pair, rencontré il y a quelques
années sur les différents films sur Alexandrie…
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Jean-Louis a réuni
une équipe d’enfer, comme d’hab. c’est
son truc. Il y a trois plongeurs, dont deux jeunes, Sam et Ghislain
avec qui j’ai plongé pendant mon séjour,
du solide je dois reconnaître ! Peu d’expérience
mais déjà de l’intuition. Les autres sont
des scientifiques de terrain, Denis Bourgal
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qui pilote le ROV,Christian
en charge de la torpille, Yves Egels professeur à l’IGN,
et Jérôme Boutain effectuent les relevés.
Pour cette année polaire 2007, le R.O.V. cartographie
la banquise sous la surface. L’an prochain, un dirigeable
effectuera des mesures d’épaisseur de la banquise
sur une distance de plus de 10000 kilomètres. |
Aujourd’hui
24 Avril, nous filmons le ROV qui effectue des mesures sous
la glace. Le ROV nous attend déjà sous la banquise.
Il nous guide jusqu’à la faille de glace à
plus de 40 mètres du trou de mise à l’eau.
Sous cette cassure, la « quille » de glace s’enfonce
à plus de 8 mètres sous la surface. L’eau
gelée a pris la forme d’un gros cumulonimbus. |
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Ici, la glace est
blanche contrairement au lac Baïkal où elle est
transparente. La visibilité qui dépasse 40 mètres
nous invite à toujours progresser plus loin pour découvrir
l’inconnu. Mais nous devons limiter notre exploration.
Il faut pouvoir rentrer si nos détendeurs gèlent,
nous n’avons pas de deuxième trou de sortie. |
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